Comment se passe un saut en parachute tandem ? Vous êtes attaché par un harnais à un moniteur qualifié, vous montez en avion jusqu'à environ 4 000 m, vous sortez ensemble, vous vivez une cinquantaine de secondes de chute libre, puis vous descendez 5 à 7 minutes sous un grand parachute biplace jusqu'à un atterrissage en douceur. Aucune expérience n'est requise : le moniteur gère la sortie, la stabilité, l'ouverture et l'atterrissage, et vous, vous profitez. Voici les 8 étapes de votre journée, telles que nos moniteurs les vivent chaque jour de la saison sur notre saut en tandem à Béni Mellal.
En bref : un tandem en 8 étapes
- Accueil, formalités et pesée (arrivée 30 minutes avant votre créneau)
- Briefing au sol avec votre moniteur
- Équipement : harnais, combinaison, casque et lunettes
- Montée de 15 à 20 minutes en Pilatus PC-6 jusqu'à environ 4 000 m
- Sortie de l'avion, attaché à votre moniteur
- Environ 50 secondes de chute libre
- Ouverture vers 1 500 m et 5 à 7 minutes sous voile face à l'Atlas
- Atterrissage jambes relevées, sous les yeux de vos proches
Qu'est-ce qu'un saut en tandem ? Vous, un moniteur et un parachute biplace
Un saut en tandem, c'est un saut en parachute à deux : vous portez un harnais passager relié par quatre points d'accroche à celui d'un moniteur tandem, qui porte un parachute conçu pour deux personnes. Aucune expérience n'est nécessaire : un briefing au sol suffit, et le moniteur pilote tout, de la sortie à l'atterrissage.
Le tandem est une magnifique porte d'entrée vers la chute libre : l'émotion d'un vrai saut à 4 000 m, sans formation longue. Le sac-harnais du moniteur contient deux parachutes dimensionnés pour deux personnes, un principal et un de secours. Avant la sortie, votre harnais est solidement relié au sien par quatre points d'accroche, deux aux épaules et deux aux hanches.
Ce qui distingue un tandem d'un premier saut en chute libre seul :
| Saut en tandem | PAC découverte (premier saut en chute libre seul) | |
|---|---|---|
| Qui ouvre le parachute ? | Le moniteur | Vous, sous la surveillance de deux moniteurs |
| Formation au sol | Un briefing | Une demi-journée de formation |
| Pilotage sous voile | Le moniteur (vous pouvez souvent essayer) | Vous, guidé à la radio |
| Pour qui ? | Tout le monde, sans expérience | Ceux qui veulent apprendre |
Qu'est-ce qu'un « tandem master » ? Le moniteur qui saute avec vous
Le « tandem master », ou moniteur tandem, est un parachutiste expérimenté titulaire d'une qualification spécifique qui l'autorise à emmener un passager. Aux États-Unis, la réglementation fédérale exige au moins 3 ans de pratique et 500 sauts en chute libre avant de piloter un tandem. Votre sécurité repose sur son expérience, pas sur la vôtre.
Le terme anglais « tandem master » est passé dans le langage courant ; en français, on dit « moniteur tandem ». Derrière le mot, il y a un parcours long :
- une expérience solide : la réglementation américaine, par exemple, impose un minimum de 3 ans de pratique et 500 sauts en chute libre sous voile rectangulaire, une licence de niveau « master » et un cours de moniteur tandem (14 CFR § 105.45) ;
- une qualification par système : chaque moniteur est formé au modèle précis de parachute tandem qu'il utilise ;
- une qualification distincte du simple brevet : en France aussi, emmener un passager demande une qualification tandem dédiée, au-delà des brevets de parachutiste.
Le PACMA est un club agréé par la Fédération française de parachutisme (FFP) : l'encadrement suit les règles de pratique de la FFP, et chaque parachute tandem est équipé d'un déclencheur de sécurité, un petit boîtier qui ouvre automatiquement le parachute de secours si personne ne l'a fait à l'altitude prévue. Les décisions météo sont prises par le directeur technique, Omar Benizi, parachutiste depuis 1975. Pour aller plus loin sur ces garanties, lisez le saut en parachute est-il dangereux ?.
Votre rôle tient en quelques positions apprises au briefing. Tout le reste est le travail du moniteur tandem.
Comment se déroule la journée à la dropzone ?
Comptez une demi-journée sur place, au soleil et au bord de la piste, pour une dizaine de minutes d'émotion pure entre la sortie de l'avion et l'atterrissage. Vous arrivez 30 minutes avant votre créneau pour l'accueil, la pesée et le briefing, vous vous équipez, puis vous attendez votre rotation, qui dépend du vent, des nuages et du nombre de sauteurs du jour.
Voici un déroulé type. Les repères sont indicatifs : la météo et l'ordre des rotations les font varier.
| Repère | Étape | Ce qui se passe |
|---|---|---|
| Créneau − 30 min | Accueil | Arrivée à l'aéroport de Béni Mellal, découverte de la piste et de l'avion |
| Créneau − 15 min | Formalités | Vérification de la réservation, certificat médical, pesée |
| Créneau | Briefing | Avec votre moniteur : sortie, position, atterrissage |
| Ensuite | Équipement | Harnais ajusté, combinaison, casque et lunettes |
| Variable | Attente | Votre tour de rotation, selon le vent, les nuages et le planning |
| T | Embarquement | Montée à bord du Pilatus PC-6 avec votre moniteur |
| T + 15 à 20 min | Largage | Arrivée vers 4 000 m, sortie de l'avion |
| Environ 1 min plus tard | Ouverture | Fin de la chute libre, ouverture vers 1 500 m |
| 5 à 7 min plus tard | Atterrissage | Posé sur la zone, retour à pied au hangar |
Étape 1 : l'accueil et les formalités
Chez nous, à Béni Mellal, la dropzone se trouve directement sur l'aéroport, au pied du Moyen Atlas. On vous accueille au bord de la piste, vous voyez décoller et atterrir le Pilatus, et les parachutistes brevetés plient leurs voiles sous vos yeux. C'est souvent ce moment qui rassure le plus : vous découvrez un club en pleine activité, avec des équipes calmes et méthodiques.
Les formalités sont rapides :
- vérification de votre réservation, ou de votre bon cadeau ;
- certificat médical de non-contre-indication ; si vous n'en avez pas, une visite médicale est possible sur place avec le médecin du club (200 MAD) ;
- pesée en tenue, car le poids est une condition de sécurité : tout est expliqué dans notre article sur le poids maximum pour un saut en parachute ;
- signature des documents habituels.
Les accompagnants sont les bienvenus. Ils suivent votre saut depuis le bord de la piste, assistent à votre atterrissage et peuvent partager le repas de midi servi sous la tente caïdale (70 MAD).
Étape 2 : le briefing
Le briefing est le seul moment où l'on vous demande d'apprendre quelque chose. Il se fait au sol, souvent avec un harnais sur le dos. Le moniteur vous présente les quatre moments clés :
- La position à la porte : assis au bord de la porte, les mains sur les sangles du harnais au niveau de la poitrine, la tête posée en arrière sur l'épaule du moniteur.
- La position de chute, dite « banane » : bassin poussé vers l'avant, dos cambré, jambes pliées vers l'arrière entre celles du moniteur. C'est cette cambrure qui stabilise le duo à plat, face au sol.
- Le signal pour ouvrir les bras : une petite tape sur l'épaule après la sortie. Vous pouvez alors écarter les bras.
- La position d'atterrissage : jambes relevées et tendues vers l'avant, comme assis par terre, pour laisser le moniteur poser le duo.
Posez toutes les questions qui vous viennent : votre moniteur répète, fait mimer, vérifie, avec bonne humeur. À la fin, vous refaites chaque position les yeux fermés, et vous êtes prêt.
Étape 3 : l'équipement
Le moniteur ou un membre de l'équipe vous installe le harnais passager : sangles de cuisses, de poitrine et d'épaules. Il est serré, et c'est normal : un harnais bien réglé ne bouge pas en chute et reste confortable sous voile. Le club fournit la combinaison, le harnais, le casque et les lunettes, qui se portent par-dessus vos lunettes de vue si besoin. Vous venez en tenue de sport et en baskets bien lacées : la liste complète est dans notre guide que porter pour un saut en parachute.
L'attente météo
Le parachutisme se vit sous un beau ciel, et c'est le directeur technique qui choisit le meilleur moment pour chaque rotation, selon le vent au sol et en altitude, les nuages et la visibilité. Si le temps se dégrade, on attend tranquillement. Et si la météo empêche de sauter ce jour-là, vous ne perdez rien : votre saut est reporté gratuitement à une autre date de la saison, ou transformé en avoir. Profitez de l'attente pour regarder atterrir les autres sauteurs : vous verrez exactement ce que vous allez vivre, et l'envie monte.
Étape 4 : la montée en Pilatus PC-6 jusqu'à environ 4 000 m
Quand votre rotation est appelée, vous marchez vers le Pilatus PC-6 Porter, un avion à décollage court conçu pour le travail en montagne et devenu un classique du parachutisme. Il emporte neuf parachutistes et le pilote. Au PACMA, les avions sont fournis par notre partenaire Vertical T'Air, centre de parachutisme d'Arcachon. Son histoire est racontée dans notre article sur le Pilatus PC-6 Porter.
Ce que vous voyez
L'avion grimpe en larges cercles au-dessus de la plaine du Tadla. La montée dure 15 à 20 minutes : c'est le moment le plus long de l'expérience, et l'un des plus beaux. Les champs se transforment en damier, Béni Mellal rétrécit, puis les crêtes du Moyen Atlas apparaissent à hauteur de hublot, souvent enneigées en hiver. Les autres parachutistes à bord rient, plaisantent, se concentrent. L'ambiance est étonnamment détendue.
Ce que fait le moniteur
Pendant la montée, votre moniteur ne fait pas que regarder le paysage. À intervalles réguliers, il :
- consulte son altimètre et vous annonce les paliers ;
- vous rappelle les positions du briefing, une dernière fois ;
- vous attache à son harnais par les quatre points d'accroche, puis serre les sangles ;
- vérifie votre harnais, ses poignées et son équipement ;
- ajuste vos lunettes juste avant la porte.
Si vous avez choisi l'option vidéo, le tournage commence dès l'avion. Pour savoir si elle vaut la peine, lisez notre guide sur la vidéo de saut en parachute.
À l'approche de la zone de largage, le pilote réduit la vitesse et donne le signal. La porte s'ouvre : un courant d'air frais entre dans la cabine, le bruit du moteur et du vent augmente. C'est un moment intense, celui où le cœur s'accélère, et c'est exactement ce qui rend ce souvenir si précieux. Votre moniteur est là, attaché à vous, et il connaît ce moment par cœur. Nous lui consacrons tout un article : peur de sauter en parachute, 9 conseils de moniteurs.
Étapes 5 et 6 : la sortie et la chute libre, votre seule mission
Vous avancez ensemble vers la porte, le moniteur derrière vous. Vous vous placez au bord, les mains sur votre harnais, la tête en arrière contre son épaule. Il compte, souvent « trois, deux, un », et c'est lui qui réalise la sortie. Vous n'avez pas à « sauter » : vous basculez ensemble dans le vide.
Les premières secondes
Juste après la sortie, le moniteur lance un petit parachute de stabilisation appelé extracteur, ou « drogue ». Il traîne derrière le duo, le garde à plat et limite sa vitesse à celle d'un parachutiste seul. C'est grâce à lui qu'un tandem tombe de manière stable et confortable.
Votre mission : la banane
Pendant la chute libre, vous n'avez qu'une chose à faire : garder la position banane, bassin en avant, tête en arrière, jambes pliées. Quand vous sentez la tape sur l'épaule, ouvrez les bras. Ensuite, profitez : l'horizon, la ligne des montagnes, la caméra si vous êtes filmé. Souriez, criez si vous voulez.
La chute libre dure environ 50 secondes depuis 4 000 m. Ce que l'on ressent physiquement (le vent, le bruit, la respiration) est détaillé dans notre article sur la sensation en chute libre, et les chiffres précis de vitesse et de durée dans combien de temps dure un saut en parachute.
Ce que fait le moniteur
Pendant ce temps, il contrôle la stabilité du duo, surveille son altimètre et l'espace aérien autour de vous. Il sait à chaque seconde à quelle altitude vous êtes. Vous, vous êtes libre de savourer chaque seconde.
Qui ouvre le parachute en tandem ? Étape 7 : l'ouverture et le vol sous voile
C'est votre moniteur qui ouvre le parachute, vers 1 500 m. La voile se déploie en quelques secondes, le duo ralentit et vous passez en position assise. Commence alors un vol de 5 à 7 minutes, presque silencieux, pendant lequel vous pouvez souvent prendre les commandes pour quelques virages.
Le moniteur tire la poignée qui libère l'extracteur, et celui-ci sort le parachute principal du sac. Une fois la voile ouverte, il desserre un peu vos sangles pour que vous soyez à l'aise. Et si le parachute principal posait problème, le moniteur dispose d'un parachute de secours, et le déclencheur de sécurité veille en dernier recours.
Le calme après le vent
Le contraste est magique : après le grondement de la chute, c'est le silence. Vous pouvez parler normalement avec votre moniteur. C'est le meilleur moment pour poser des questions, regarder autour de vous et prendre conscience de ce que vous venez de faire.
Le pilotage
Une voile de tandem est une aile rectangulaire qui se pilote avec deux commandes, une poignée à chaque main. Tirer à droite fait tourner à droite ; tirer des deux mains freine. Si le vent le permet, la plupart des moniteurs proposent au passager de prendre les commandes pour quelques virages. Vous pouvez demander une spirale pour plus de sensations, ou un vol tranquille pour profiter de la vue. Le moniteur reprend toujours la main pour l'approche.
La vue sur l'Atlas
Sous voile, le panorama est le plus lisible. À Béni Mellal, vous avez d'un côté la plaine du Tadla, de l'autre le Moyen Atlas, avec ses sommets souvent blancs en hiver, et sous vos pieds la piste et la zone d'atterrissage.
Étape 8 : comment se passe l'atterrissage en tandem ?
L'atterrissage est doux : vous relevez les jambes à l'horizontale, et c'est le moniteur qui touche le sol en premier. Quelques mètres au-dessus du sol, il freine la voile des deux mains (l'« arrondi »), si bien que vous arrivez à une allure proche de la marche, debout ou en glissade sur l'herbe.
À l'approche du sol, le moniteur vous rappelle la position : jambes relevées et tendues vers l'avant, genoux serrés, comme assis par terre. Selon le vent et le terrain, il pose le duo debout, en marchant quelques pas, ou en glissade sur les fesses.
Pourquoi est-ce doux ? Parce que la voile est une aile. Pendant l'arrondi, elle transforme sa vitesse en portance et le duo ralentit nettement. Votre rôle est simple mais décisif : garder les jambes relevées jusqu'à l'arrêt complet. Entraînez-vous la veille, assis par terre, jambes tendues : nos conseils pour un premier saut détaillent cette préparation.
Une fois au sol, le moniteur vous détache. La plupart des passagers mettent quelques secondes à réaliser ce qu'ils viennent de vivre, puis ne s'arrêtent plus de parler, le sourire jusqu'aux oreilles.
Après le saut : débrief, images et la suite
Le débrief
De retour au hangar, votre moniteur revient sur le saut : votre position, la vue, l'ouverture, le pilotage. Les questions fusent : « Comment devient-on moniteur ? », « On peut sauter seul ? ». Vos accompagnants, qui ont suivi l'atterrissage depuis le bord de la piste, vous attendent à la sortie du hangar.
La vidéo et les photos
Avec l'option vidéo, votre film monté et vos photos HD vous sont remis le jour même. C'est la meilleure façon de revoir ces 50 secondes que votre cerveau a vécues en accéléré, et de les partager avec tous vos proches. Pensez à la choisir dès la réservation : c'est à ce moment-là qu'elle s'ajoute à votre saut.
Et ensuite ?
Beaucoup de passagers sortent d'un tandem avec la même idée : recommencer ! Deux chemins s'offrent à vous :
- refaire un tandem, avec une autre lumière, ou en entraînant des amis : le Pilatus emporte neuf parachutistes, plusieurs tandems montent dans la même rotation ;
- passer à la chute libre en solo avec le PAC découverte : votre premier saut sous votre propre parachute, accompagné en chute par deux moniteurs, après une demi-journée de formation au sol. C'est le premier pas vers le brevet de parachutiste. Pour choisir, faites notre test tandem ou PAC.
Pourquoi faire votre tandem à Béni Mellal cet hiver ?
Parce que vous y sautez au soleil, en plein hiver : du 5 décembre 2026 au 4 avril 2027, tous les jours de 8 h 30 à 18 h, face aux sommets souvent enneigés de l'Atlas. Le tandem coûte 250 € (2 500 MAD pour les résidents au Maroc), à 2 h de Casablanca et 2 h 30 de Marrakech, avec un club agréé FFP fondé en 2000.
Chez nous à Béni Mellal Le PACMA, Parachute Air Club du Maroc, a été fondé en 2000 par Karim Zaz et Omar Benizi, et s'est installé définitivement à Béni Mellal en 2003. Club agréé FFP, il fait voler un Pilatus PC-6 toute la saison. L'avion décolle juste devant le hangar, et vous atterrissez à quelques dizaines de mètres de la tente où vous attendent vos proches. Et si la météo l'impose, votre saut est reporté sans frais : vous réservez l'esprit tranquille.
Toutes les conditions (poids, âge, santé) sont réunies sur la page saut en tandem, et les questions pratiques dans notre FAQ. Prêt à vivre ces 50 secondes face à l'Atlas ? Réservez votre saut tandem en ligne en quelques minutes, ou faites un cadeau inoubliable avec un bon cadeau valable pour la saison.



